SUR
LA FAMILLE DES CYPÉRACÉES;
THÈSE
Présentée et soutenue à la Faculté de Médecine de Paris;
le 20 mars 1819, pour obtenir le grade de Docteur en
médecine f
Par Thém. LESTIBOüD OIS , de Lille ,
Département du Nord.
A PARIS,
DB L’IMPRIMERIE DE DIDOT'JEÜNE,
Imprimeur de la Faculté de Médecine, rue des Maçons-Sorbonne, i3.
1819.
FACULTÉ PE MÉDECINE DE PARIS.
M. LEROÜX, Dovek,
Professeurs. <
M. BOURBIER.
M. BOYER.
M. CHAUSSIER.
M. GORVISART.
M. DE YEUX.
M. DUBOIS
M. HALLE.
M. LALLEMENY.
M. PELLETAN, Examinateur.
M. P E R C Y , Examinateur.
M. PINEL, Examinateur.
M. RICHARD, Président.
M. THILLAYE, Examinateur.
M. DESGENE T TES, Examinateur.
M. D U M E R IL.
M. DE JUSSIEU.
I M. RIGHERA*ND.
M. VAUQUELIN.
M. DESORMEAUX.
M. DUPUYTREN.
M. MOREAU.
M. ROYER-COLLARD.
M. BÉCLARD.
M. MARJOLIN.
Par déllBéralion du 9 décembre 1798, l'École a arrêté que les opinions
mises dans les dissertations qui lui sont présentées , doivent être considérées
comme propres à leurs auteurs J qu’elle n'entend leur donner aucune appro¬
bation ni improbation.
A MONSIEUR LE COMTE
DE MUYSSART,
MEMBRE DE l’oRDRE ROYAL DE LA LÉGION - d’hoNNEÜR J MAIRE DE LA
TILLE DE LILLE , CtC.
Comme un faible témoignage de ma reconnaissance et de
mon profond respect.
Thém, LESTIBOüDOIS.
ESSAI
LA FAMILLE DES CYPÉRACÉES.
Ctperoïdeæ^ Juss. ; Gypéragées, Vent., Decarid. ; Gypéraceæ;
R. Brown ; Cypérées , De Beauv.
Les cypéracées sont réunies entre elles par des caractères si essen¬
tiels et si nombreux, leur port est si remarquable , qu’on ne peut
s’empêcher de les regarder comme formant un groupe éminemment
distinct dans la série des ordres naturels. Long-temps cependant
celte famille a été confondue avec celles que,leur port ou leur or¬
ganisation en l’approchait plus ou moins , et c’est seulement de nos
jours que les botanistes se sont appliqués à en chercher les véri¬
tables caractères , et à en tracer les limites avec exactitude.
G. Bauhin (Fl/mÇ) distribue les plantes qui forment la famille
des Cypéracées dans les différentes sections de son livre i®*" ( de
Graminibus ) avec les graminées , les typhées , les joncs , et
même les equiseium. Morison (^Hist. plant, sect. 8, distr. 5 , plant,
graminif. enodes ut plurimùm ) leur consacre un chapitre parti-
( 6 )
culier , et les y confond avec le t/pha et Vacorus. Tourneforl les
place dans sa i5.® classe; il comprend dans la 4-*’ section celles à
fleurs hermaphrodites , et dans la 5.® celles à fleurs unisexuelles ,
parmi lesquelles se trouvent encore le tjpha , le sparganium, le
jnays , le lacrjma-Jobi, et le ricinus, dont les caractères sont si
différens. Dans Haller {Hist. plant.), les cypéracées sont place'es
séparément dans la 4*' section des graminées (^uniglumes ) , « et
celte famille , dit-il, serait très-naturelle si elle ne comprenait les
joncs , le triglochin , le scheuchzeria , le valisneria , et l’acorus j
qui tiennent le milieu entre les graminées et . lej liliacées. » Mi-
cheli, le continuateur de Tournefort, a formé entre la quator-
.zième et la quinzième classe de ce dernier botaniste une classe
nouvelle qui ne comprend absolument que les graminées, telles
qu’elles se constituent aujourd’hui ; et il distribue dans les 5.®— g.®
sections de la i5.® classe les cypéracées , qui ne sont plus con¬
fondues avec des plantes de familles différentes. Linné ( Frag¬
menta Meth. natur. ) ne comprend dans son ordre i;ï.® que les
plantes qui ont une véritable analogie avec le cjperus, etc; et
cependant , dans un ouvrage posthume ( Praelect. in ord. natr
plant, ed. Giseke ) il les réunit avec les typhées dans sa famille des
calamariées. Adanson les laisse sous le même titre que les graminées,
jmais il en formo une section distincte ( sect, g.®, les soucbets )
dans laquelle le genre Jlageltaria est le seul qui soit étranger,
Allioni ( Pedem. ) rassemble sous le nom de gramina spuria
les cypéracées, les typhées et le ooïx , malgré les nombreux ca¬
ractères qui séparent ces plantes.
Enfin M. de Jussieu, dans son Généra Plantarum, fixe les limites
de la famille des cypéracées-d’une manière plus précise ; mais les
véritables caractères qui la distinguent des graminées, c’est-à-dire
ceux tirés de la structure de l’embryon , n’étaient pas encore dé¬
crits exactement. Depuis, les travaux de Gærtner, de MM. Ri¬
chard , R. Brown, De Beauvols, ont puissamment concouru à éclai¬
rer cette matière. Mais un ouvrage ex professa n’a point' encore
( 7 )
été publié sur les cypéracées (i), famille qui récliune autant que
celle dés graminées l’attenrion des botanistes. Il était donc néces¬
saire de coordonner ces matériaux épars, d’établir des règles gé¬
nérales pour faire disparaître l’arbitraire des dénominaiions, de
dissiper l’obscurité qui règne encore sur un grand nombre de
points , de distribuer les genres d’une manière méthodique , de
les fonder sur des caractères invariables ; c’est ce que je vais essayer
de faire , sans me dissimuler combien je suis loin d’avoir les qua¬
lités nécessaires pour remplir la tâche que je m’impose.
Je diviserai cette dissertation en deux parties : la première com-
prendia la description de la famille ; la seconde celle des genres.
Il serait nécessaire, pour présenter une histoire complète des cy¬
péracées , d’y joindre la description des espèces , mais cette entre¬
prise présente un si grand nombre de difficultés, que je suis forcé
de la remettre à un autre temps. Je terminerai en donnant un ex¬
posé sommaire des vertus et des usages des plantes de cette
famille. .
I. CARACTÈRES
DE LA FAMILLE DES CYPÉRACÉES.
La racine est toujours fibreuse; à la vérité, dans un grand
nombre de plantes de cette famille , la plupart des auteurs décri¬
vent une racine rampante , mais l’organe qu’ils désignent par ce
nom, et qui est connu aujourd’hui sous celui de rhizome ^
( rhizoma ) doit être rangé parmi les tiges : le rhizome, en eflfet,
est articulé comme les rameaux; il porte des feuilles auxquelles
il ne manque que la lame , et qui se développent lorsque, par un
(i) M. De Beauoois comprend les Cjpéracées dans le second volume de son
agrostographie, dont il a bien voulu me confier le manuscrit, que des circon¬
stances particulières et indépendantes de sa volonté l’empêchent de publier.
( 8 )
accident quelconque , elles sont soumises au contact de l’air ; l’une
de ses extre’mites se recourbe pour porter une touffe de feuilles
d’où sort un rameau qui paraît en être la continuation : de
plus, les rameaux qui ont la même structure poussent des ra¬
cines à chaque noeud , lorsqu’ils .sont recouverts de terre. Toutes
ces considérations prouvent, ce me semble , que le rhizome est
une véritable tige, et la germination paraît encore confirmer cette
opinion : lorsqu'on fait germer une graine, le tubercule râdicel-
laire se développe et s’enfonce dans la terre pour y puiser la nour¬
riture de la tigelle : celle-ci prend alors son accroissement et se
termine bientôt par un épatement qui fournit plusieurs chaumes
et des filamens radicaux ; alors la radicule primordiale se dessèche.
C’est donc la gemmule qui a formé le rhizome, qui par conséquent
doit être regardé comme une tige. .
Le rhizome est ^souterrain , traçant, plein, articulé, garni de
feuilles incomplètes, produisant à chaque articulation des touffes
de racine et des bourgeons. Je suis porté à croire que toutes les
plantes de cette famille sont pourvues de rhizome j il n’y a que des
modifications dans la grandeur-de cet organe , et on peut voir tous
les passages intermédiaires depuis ces plantes, dont les rhizomes
très-forts , très-allongés , servent à donner de la consistance aux
sables dans lesquels ils croissent, le carex arenaria , par exemple ,
jusqu’à celles dans lesquelles les racines sont le plus particulière¬
ment nommées fibreuses. Toujours on rencontre un corps qui
donne naissance à toutes les fibres, et qui dans sa plus grande ré¬
duction est au moins aussi visible que le plateau desognons_, qu’on
ne peut s’empêcher de regarder comme leur véritable tige.
Je dirai un mot sur ces nodosités que présente le rhizome de
quelques espèces de cjperus dont la racine e,st dite noueuse. Elles
ne sont autre chose que des renflemens du rhizome, qu’on ne
peut en auciine manière comparer aux tubercules qu’on rencontre
dans le solanutn tuberosum , le saxifrage granulata, les orchi-
:( 9 )
dées , etc. Cependant, selon M. Decandolle , le cfperus esculentus,
porte des tubercules entièrement distincts du rhizome.
Le rhizome, en se subdivisant, forme les rameaux qui sortent de
terre et qu’on nomme chaumes.
Les chaumes ( culmi), mal à propos considérés comme leâ liges,
sont des ramifications florifères du rhizome -, on a désigné ces ra¬
meaux par le même mot que ceux des gi'amen, vasâs ils en dif¬
fèrent à bien des égards : d’abord ils sont plutôt articulés que
noueux , car ils ne présentent pas de nœuds saillans , renflés , et
solides comme ceux des graminées ; aussi Morison les appelait-il
■ enodes : de plus , ils ne sont point fistuleux , mais le plus souvent
pleins , spongieux, et remplis d’un tissu médullaire qui les fait
ressembler à la tige des joncs plus qu’aux chaumes des graminées ,
différences que Ray avait bien saisies lorsqu’il disait, en parlant des
graminées : «« plantas graminifoliœ non culmiferœ. Très-fréquem¬
ment enfin ces rameaux sont triangulaires et rudes sur leurs angles.
D’après ces considérations, ne pourrait-on pas réserver la dénomi¬
nation de chaume pour les rameaux des graminées, et donner à
ceux des cypéracées le nom de chalumeaux ( calami ), mot dont
Linné a tiré le nom de sa famille des calamariées.
Lies feuilles, avant leur développement, ne sont point convolutées -,
elles sont alternes, engainantes, souvent sessiles au sommet de la
tige, naissant à chaque articulation , et présentant des nervures
simples et parallèles ; elles sont tantôt planes, pliées en gouttière,
ou roulées ; tantôt triangulaires ou rondes ; mais dans ce dernier
cas ne pôurrait-on pas les considérer comme des rameaux stériles ?
car elles naissent du rhizome et ne sont point engainantes , mais
bien enveloppées à la base par des gaines qui seraient de véritables
feuilles , si la lame n’était avortée. i
Les feuilles sont composées de deux parties, la gaine et la lame j
quelquefois elles en offrent une troisième , qu’on nomme ligule.
La gaine , partie inférieure de la feuille qui enveloppe la tige,
est ordinairement entière , et quelquefois se déchire en réseau par
( lO )
l’accroissement de la plante. Les botanistes avaient pense' que le
caractère de la gaine pouvait servir à distinguer d’une manière
précise les cypéracées des graminées , qui ont la gaine fendue :
mais quelques espèces de melica^ qui forment Je genre dalucum
d’Adenson , ont la gaine entière.
La lame, expansion supérieure de la feuille, est d’une forme
variable , comme nous l’avons dit ; elle est séparée de la gaine par
la ligule, lorsque celle-ci existe.
La ligule, production membraneuse placée à l’entrée de la gaine,
ne se rencontre pas aussi fréquemment dans les cypéracées que
dans les graminées; le genre carex (Lin.) est celui dans lequel
on la remarque le plus communément. Lorsqu’elle manque., on
observe ordinairement à sa place'un anneau en forme de cicatrice.
Sa présence ou son absence ne doivent pas être négligées pour
distinguer les espèces, en prenant garde de la confondre avec les
petites dents en forme d’oreillettes qu’on remarque dans quelques
schœnus f et qui ne sont autre chose que les bords prolongés de
la gaine.
Bractées. Celles qu’on observe dans cette famille sont de diffé-^
rentes espèces : à la base de l’assemblage des fleurs on rencontre
ordinairement de longues bractées foliacées, dont le nombre cor¬
respond le plus souvent à celui des divisions principales de l’axe
florifère ; plus intérieurement on observe dans quelques genres,
et notamment dans le genre cfperus, des bractées d’une espèce
bien remarquable; ce sont des gaines membraneuses qui entourent
les pédoncules à leur base et les renferment avant leur dévelop¬
pement , et qui à cause de ces caractères doivent être comparées
bien plutôt aux spathes qu’aux bractées ordinaires. Rottboëll les
désigne par le nom particulier d’oc/irea. Enfin, à chaque division
de l’axe florifère on observe une bractée , qui devient de plus en
plus mince à mesure que la division devient plus éloignée; et on
eh rencontre ordinairement une à la base de chaque épiet. Toutes
C “ )
ces bractées contribuent singulièrement à donner aux cypéracées
un port qui les distingue des graminées.
Disposition des fleurs. Les fleurs sont disposées en épis. Les épis
sont tantôt solitaires {heleocharis palustris, etc.), tantôt multiples
{carex riparia, etc.), tantôt réunis plusieurs ensemble, alors ils
sont nommés cpiets (spiculæ), et forment un épi composé {careX
ovataf e\.c.)-, des têtes arrondies {hillingia, etc.); des corymbes
plus ou moins serrés {cjperus, etc.), des panicules plus ou moins
composées ( gahnia, etc. ) , selon que les pédoncules affectent
telle ou telle disposition : mais jamais ils ne sont disposés cii
ombelle ; car les pédoncules ne partent pas exactement du même
point comme dans les plantes véritablement ombellifères. L’épi
unique ou l’assemblage des épiets est ordinairement termina] ; quel¬
quefois cependant les fleurs sortent de la tige au-dessous du som¬
met, et sont dites alors latérales; dans ce cas, on pourrait peut-
être considérer la portion de la tige qui surpasse les fleurs comme
une- bractée.
Les fleurs ainsi disposées sur un axe commun, qui est tantôt
droit, tantôt flexueux et rachéomorphe, sont imbriquées en tout
sens, distiques ou sur trois rangsj elles sont hermaphrodites ou
unisexuelles, et présentent à considérer les enveloppes^ les étamines
et le pistil.
Enveloppes florales. La dénomination des enveloppes florales est
une des questions les plus difliciles qu’on ait à résoudre dans l’étude
de cette famille, tant elles ont été caractérisées d’une manière peu
précise, et désignées par des noms peu convenables ; quelquefois
on les nomme corolle et calice j d’autres fois on les compare aux
enveloppes des graminées, et on leur assigne les noms de baie et
dé glumeJ enfin, les différentes parties dont elles se composent
ont été désignées d’une manière si vague, qu’on regarde souvent
comme appartenant à la même fleur les écailles de différentes fleurs
C 12 )
sieriles. Je vais essayer de les caractériser d’une manière plus exacte,
en cessant de les comparer à des organes avec lesquels elles n’ont
aucune analogie.
J’appelerai d’abord gamophjlle {gamophjüum j ydfMç , nupiiæ,,
(pù7\Xov, folium), mot proposé par M. De Beauvois, une écaille
particulière, qui existe toujours et qui enveloppe les organes
sexuels immédiatement, si la fleur est nue, etmédiâieinent, si elle
est pourvue d’un périanthe.
Le gamophylle peut être assimilé aux bractées qui accompa¬
gnent chaque division de l’axe florifère ; et je lui aurais conservé
ce nom général s’il n'était indispensable de lui donner une déno¬
mination appropriée à ses fonctions. On ne peut nullement le com¬
parer à l’enveloppe extérieure des graminées, puisqu’il est quel-'
quefois l’enveloppe unique de la fleur, qu’il est formé d’une
seule pièce, et qu’il n’appartient jamais qu’à une seule fleur.
M. De Beauvois , dans le genre etc., admet un gnmo*
phylle muUiflore J et il nomme alors bâle (tegmen) l’écaille propre
à chaque fleur : c’est à regret que j’émets une opinion qui diffère
de celle de ce botaniste, dont l’autorité est d’un grand poids en
agrostographie ; mais il me semble plus naturel de regarder ce
qu’il nomme une fleur comme un épiet, et le gamophylle com¬
mun comme la bractée, qu’on rencontre ordinairement à la base
de chaque épiet : alors ce qu’il nomme bâle serait le gamophylle.
Si on n’admel pas ce principe, comment distinguera-t-on tin épiet
garni d’une bractée, de cette fleur composée de fleureties enve¬
loppées dans un gamophylle commun? La forme et la consistance
du gamophylle ne peuvent nullement le faire distinguer de la
bractée , puisque nous avons déjà fait observer que ces caractères
varient à l’infini, et qu’on trouve tous les intermédiaires entre ces
grandes bractées foliacées qui entourent l’assemblage des fleurs et
Je gamophylle. Il est vrai que les fleurs, dans le genre que j’ai
nommé, sont insérées presque sur le même point ; mais elles ne le
( )
sont pas précisément, et je ne puis les considérer que comme for¬
mant un épi raccourci.
Je nommerai ensuite périanthe {perîanthiumyV»., Brown ; glu--
mellœ J Rich. ) l’enveloppe propre et immédiate de la fleur, bien
distincte des gamopliylles. Le périanthe, qui n’existe pas toujours,
est monophylle, ou composé d’un plus ou moins grand nombre de
pièces ; dans ce cas, elles sont toutes insérées sur le même plan et
disposées symétriquement autour des organes sexuels. Le plus
ordinairement elles sont au nombre de six , dont trois alternati¬
vement insérées un peu' plus intérieurement. La forme du périanthe
varie beaucoup : dans les genres scirpusj dulichium, etc., ce sont
des soies dores et deruiculées ; dans le trichophorum, des soies
longues et cotonneuses; dans Yeriophorum, six paquets de soies
très-longues ; dans le carpha et quelques autres, des soies plu¬
meuses; dans \e fuirena ^ trois soies alternant avec trois paillettes;
dans le diplacrum , deux paillettes ; dans le lepidosperma, six pail¬
lettes soudées à la base ; dans Yoreobalus , le périanthe est mono-
phylle à six divisions, et a la plus grande analogie avec le ca^ce
des joncées ; enfin , dans le carex et Yuncinia^ l’enveloppe est uiri-
culiforrae et embrasse étroitement le fruit. Malgré toutes ces va¬
riations, il est évident que cette enveloppe représente toujours le
même organe , puisque le genre fuirena conduit naturellement
des soies aux paillettes , et le genre diplacrum des paillettes a
l’enveloppe utriculiforme du carex, qui, par ses deux dents ter¬
minales , semble indiquer qu’il est formé de deux paillettes
sondées.
On prend souvent pour l’enveloppe propre d’une fleur des
gamophylles avortés qui l’entourent, èt, selon leur nombre, on
en fait un calice et une corolle, ou une bâle, et un stragule. Mais
on ne peut les considérer comme appartenant à une même fleur,
puisque souvent ils sont imbriqués en tous sens ; et même, lorsqu’ils
sont distiques, ils sont toujours insérés sur deS points diflerens, ou
même sur des dents particulières, comme dans le schœnus^ etc.
( >4)
ajouiez que quelques genres , comme le Jdllingia, etc. , ont ces
écailles tantôt avortées, tantôt fertiles. On ne peut donc les re¬
garder comme constituant une seule fleur , ni admettre l’exisienca
d’une double enveloppe. Peut-être Varêle intérieure et hypogyne
de Xuncinia pourrait faire naître cette opinion; mais ce filet ter¬
miné en hameçon n’a nullement les caractères d’une enveloppe ;
il forme d’ailleurs une anomalie qui n’a point son analogue dans
cette famille.
On pourrait aussi penser que, lorsque trois des parties du pé-
rianthe se portent plus intérieurement, il y a deux enveloppes,
mais il faudrait admettre la même conséquence dans presque
toutes lea monocoiylédonées , et cette opinion me semble bien
hasardée dans l’état actuel de la science.
C’est d’après les considérations dans lesquelles je viens d’entrer
que j’ai cru pouvoir m’écarter de l’opinion de M. De Beauvois ,
qui, tentant le premier , je pense , de mettre de la précision dans
la dénomination des enveloppes des cjpéracées , les compare à
celles des graminées. Lorsque , selon lui , il y en a deux , il nomme
l’extérieure bâle ( tegmen ) , et l’intérieure stragule ( stragulum ) ;
jorsqu’elle est unique, il lui donne l’un ou l’autre nom, selon sa
conformation. Mais je pense avoir prouvé que l’enveloppe est
toujours unique , et qu’elle est identique dans tous les cas; et je
crois que le périanihe des cypéracées a moins d’analogie avec les
enveloppes des. graminées qu’avec le calice des joncées, à cause
du nombre et de la disposition de ses parties.
Les étamines sont hypogynes , ordinairement au nombre de trois :
on n’en observe qu’une ou deux dans quelques espèces de scirpus ,
de cjperus , etc. ; le genre ehorizandra , etc., n’en présente qu’une ;
\e gahniUf le lampocarya, six ; le tetraria, huit; Vevandra, douze, etc.
L’anthère est terminale : je crois qu’elle l’est aussi dans les grami¬
nées, quoiqu’on dise que le filet s’insère sur le dos. Ce qui a pu
faire regarder l’anthère comme vacillante, c’est que sa base est pro¬
fondément échaucrée , et que le filet, qui est extrêmement grêle,
( )
s’insère au fond de l’e'cKancrure, de sorte que l’anilière tourne
facilement en tous sens : celte observation mérite d'èire soigneu¬
sement répe'iée. L’anthère est éehancrée à la base , et acuminée au
sommet : ce dernier caractère, observé par M.R. Brown, peut servir
à se'parer les cypéracées des graminées, dont l’anthère est éehancrée
aux deux extrémités. . *
Uovaire est toujours solitaire et supère , d’une forme variable.
Le style est toujours unique ; tantôt il est persistant, ou grêle
et caduc ; tantôt il couronne le fruit par sa base persistante , ren-
llée, et semblable à un opercule qui paraît articulé : M. B, Brown
le dit alors articulé, parce que sesbords dépassent le point de l’in¬
sertion qui est au centre ; enfin il est quelquefois porté par un
prolongement aminci de la substance du fruit. M. R. Brown est le
premier qui se soit servi de ces diflTérens caractères pour distinguer
les genres.
stigmates sont cylindriques, peu velus, paraissant seulement
glandulaires ; on en rencontre ordinairement deux ou trois, quel¬
quefois quatre, mais jamais un seul; dans quelques espèces de
rhynchospora [aurea , ciliata , harhata , laxa , etc. Vahl. ), ils sont
extrêmement courts, de sorte qu’ils se rapprochent par la dessicca¬
tion , et le style paraît indivise , si on ne l’examine avec un grand
soin. Le nombre des stigmates mérite une grande attention dans la
distinction des genres , puisqu’il est constant, et que d’ailleurs il
s’y rattache une règle générale qu’Adanson avait déjà observée ;
c’est que le fruit a toujours autant d’angles qu’il y a de stigmates :
ainsi, quand il y en a deux, le fruit est applaii ou seulement convexe
d’un côté ; il est triangulaire quand il y en a trois. Mais il est un
principe plus constant encore ^ c’est que le nombre des cordons pis*
tillaires est toujours égal à celui des divisions du style. J’ai en effet
observé, en enlevant l’épicarpe du fruit du schœnus mariscüs, qui
a quatre stigmates et qui pourtant n’a pas le fruit quadrangulaire,
qu’il l’este quatre filets logés dans des sillons de l’endocarpe : ces
filets ont une surface inégale , ils adhèrent à la portion osseuse du
{lO j
péricarpe , et se dirigent du sommet à la base, où ils transmettent à
^embryon l’influence pollinique. Le genre tetraria, qui a aussi
quatre stigmates , présente cette disposition d’une manière bien ma¬
nifeste ; son fruit est sphérique et tïffre à sa surface quatre cordons
saillans et arrondis qui se dirigent du sommet à la base. Le nombre
des stigmates paraissait si important à Linné, quoi qu’il ne l’ait
pas employé, qu’il s’exprime ainsi à l’égard de ses calamariées :
«f de ordine naturali nullum duhium , sed stigma in aliis duplex., in
« aliis triplex » , comme s’il penchait à croire que cette diversité
dans la conformation de cet organe fût capable de diminuer les affi¬
nités de ces plantes.
Le fruit est un akène , suivant la nomenclature de M. le profes¬
seur Richard, c’est-à-dire un fruit uniloculaire , monosperme,
sec , indéhiscent ; l’endocarpe est ordinairement d’une consistance
osseuse , ce qui fait nommer cet akène drupacé. Le fruit des cy-
péracées est une carcérule, suivant la nomenclature de M. Mirbel.
La graine est dressée , elle est recouverte d’un épisperme très-
mince , et composée d’un endosperme périsperme, -, albu¬
men , Gært. ) farineux , quelquefois plus ou moins corné, et de
l’embryon.
Uemhrjon est monocotylédoné , ou endorhize, selon M. Richard.
La division fondée sur le nombre des cotylédons souffre en effet un
assez grand nombre d’exceptions : ainsi on voit des plantes qui ne
peuvent être séparées des dicotylédonées présenter plus de deux
cotylédons (conifères ) ; d’autres n’en avoir qu’un seul ( cactus , etc.) ;
d’autres enfin en être entièrement dépourvues ( cuscuta ). On
pourrait, ce me semble, caractériser l’embryon monocotylédoné
avec plus d’exactitude que par le nombre de cotylédons ,*par l’in¬
clusion de la gemmule dans cet organe; et ce caractère paraît être
l’expression de la structure de cette grande classe de végétaux , car
on voit la gemmule sortir du cotylédon comme le bourgeon du
palmier, par exemple, sort de l’intérieur de la tige ; tandis qu’on
ne voit aucun rapport entre l’unité de cotylédon et l’accroissement
( »7 )
de rinte'i’ieur à l’exie'rieur, ni entre la multiplicité de ces parties et
raccroissement de l’extérieur à l’intérieur.
L’embryon des cypéracées paraît extraire. M. Robert Brown le
décrit ainsi. M. Richard pense qu’il est enveloppé par un prolon¬
gement très-mince de l’endosperme. Il est orthoirope, c’est-à-dire
qu’il est droit, et qu’il suit la même direction que la graine. Il est
placé tout à-fait à la base de l’endosperme; la radicule est souvent
même logée dans un petit étui particulier de la base du fruit, comme
on l’observe dans le 'schœnus mavîscus j et particulièrement dans le
scleria. '
La forme de l’embryon est variable ; tantôt il'est presque lenti¬
culaire , tantôt fongilliforme, cylindrique, etc. La gemmule perce
obliquement le cotylédoif; quelquefois, comme dans le scirpus
lacustris , elle est si oblique , qu’enveloppée par le cotylédon, elle
forme une pointe parallèle à la radicule. C’est peut-être à cause de
cette forme qu’on a comparé l’embryon des cypéracées à l’embryon
bypoblasté {yilellijère, Gært.) des graminées, dont la structure est
.si différente.
Enfin on doit observer que le tubercule radicellaire renfermé
dans la radicule est toujours unique, et que celle-ci est très-petite;
c’est pour cette raison que cet embryon a été nommé hrachjpode
par M. Richard , par opposition à celui des graminées, dont la
radicule est formée, selon ce botaniste, par le gros corps que
Gærtner appelle vitellus (cotylédon, Juss.), et qui enveloppe quel¬
quefois le reste de Lembryon.
Rapports naturels. Les cypéracées n’ont particulièrement de l’af¬
finité qu’avec les graminées, mais elles en diffèrent par un grand
nombre de caractères, principalement par leur embryon, qui est
orthotrope , axile, brachypode, ne présentant jamais qu’un tuber¬
cule radicellaire ; tandis que dans les graminées il est hétérotrope,
latéral, macropode, à plusieurs tubercules radicellaires, etc. En
outre, sans recourir à une dissection soignée, les cypéracées pour¬
ront se reconnaître le plus souvent à leurs étamines acuminées.
( 1 s )
leurs chalumeaux sans noeuds, la.gaîne de leurs feuilles entières,
leurs enveloppes florales , etc. Les cypéracëes , malgré quelque
analogie dans le port, ne pourront être confondues avec les typhées,
qui ont la graine renversée et une structure toute dilFérerite. Je ne
parle pas de la conformation singulière assignée à l’embryon de
cette famille par M. Robert Brown, qui la réunit à celle des aroïdes.
Le caractère de la plumule, placée hors du cotylédon , mérite d’être
examiné soigneusement, puisque cet embryon a été décrit et figuré
d’une tout autre manière par M. Richard. Enfin quelques genres
de cypéracées ont beaucoup d’affinité avec les restiacées ; mais,
celles-ci s’en distinguent par leur graine renversée , leur embryon
manifestement extraire, la gaine de leurs feuilles fendue, etc.
II DESCRIPTION DES GENRES.
Avant de présenter la série des genres , je dois examiner la valeur,
comparative des caractères qui les séparent, et d’après lesquels on
peut établir des divisions naturelles dans cette famille , qui se
compose de plantes si étroitement unies par la conformité de leurs
organes. La séparation des.sexes est un caractère d’une grande im¬
portance dans cette famille : il est invariable, et, loin de détruire les-
affinités, il rapproche les genres véritablement voisins^. La valeur
de ce caractère ne paraît pas«dépendre seulement de la présence
d’un seul organe sexuel dans la fleur, ce qu’un avortement pourrait
déterminer, mais de sa fréquente coïncidence avec une différence
dans la structure des deux espèces de fleurs ; celle qui contient l’or¬
gane femelle, offre très-souvent un périanthe ; celle qui , renferme
les étamines ne présente jamais que le gamophylle.
Après la séparation des sexes, il paraît qu’on doit accorder une
grande attention à l’insertion et à la direction des gamopbylles ; ce
caractère, quoique étranger aux organes de la fructification, est
celui qui, avec le précédent, fournit les divisions les plus natu-.
relies, et les plus solides.. M, Runt a déjà indiqué les groupes.
{ )
naturels qu’on peut former d’après ces considérations dans cette
famille , dont les plantes ont tant d’analogie.
Mais je pense que tous les genres ne peuvent être renferme's dans
les divisions qu’il établit : j’essaierai bientôt de les comprendre dans
un tableau méthodique, après avoiren peu de mots examiné les autres
caractères dont on s’est servi pour les distinguer. Ces caractères
sont principalement, la présence ou l’absence du périanthe et la
conformation decet organe', le nombre des stigmates, la continuité
ou l’articulation du style avec le fruit, la forme de sa base, le
nombre des étamines, celui des gamophy lies avortés, enfin l’habitus.
M. R. Brown est le premier qui se soit servi d’une manière géné¬
rale de la présence ou de l’absence du périanthe pour distinguer
les genres. Ca caractère est très-sûr, et mérite la plus grande con¬
fiance. La diversité dans la structure de cet organe, quoique infé¬
rieure à la considération de l’existence , fournit aussi des divisions
très-tranchées ; mais on doit user a^ec ménagement du nombre ou
de quelques modifications légères des parties qui le composent ,
parce qu’il n’est pas rare de les voir varier dans des espècesi||rès-
voisines. Le nombre des stigmates , employé en premier lieu par
M. Debeauvois , acquiert de l’importance , comme nous l’avons
démontré, par sa coïncidence avec des particularités dans l’orga¬
nisation du fruit, et nous paraît être d’une grande utilité : il donne
quelquefois , il est vrai , des coupes artificielles ; mais il n’en doit
pas moins être préféré à beaucoup d’autres considérations', qui, en
eonservant mieux les analogies du port, offrent cependant, moins
de stabilité. La conformation du style avait été négligée avant le
célèbre auteur de la Flore de la Nouvelle-Hollande, qui a divisé
ses genres d’après sa continuité ou son articulation avec le fruit. A
la vérité , comme l’observe M Kunt, le style n’est jamais réelle¬
ment articulé ; mais celui qui, par sa base élai’gie et persistante,
enveloppe le sommet du fruit, diffère tellement de celui qui n’y
est attaché que par une base très-étroite et qui tombe promptement
en totalité, qu’on ne peut s’empêcher de se servir de ces caractères
( 20 )
dans une famille où tous les organes présentent une similitude si frap-
panie. Le caractère du fruit simplement mucroné par la base étroite
et persistante du style est beaucoup moins distinct, et d'une valeur
infîniment moindre. Cependant le style ainsi conformé, bien diffé¬
rent par son organisation de celui qui est décidii, mérite quelque
attention de la part des observateurs. Quant au nombre des éta¬
mines , il doit souvent être peu apprécié, à moins qu’il ne s’écarte
considérablement de celui qui est propre au plus grand nombre
des plantes de cette famille, comme dans Vevandra , qui en a douze. ■
On doit dire la même chose du nombre des gamopliylles avortés,
qui a généralement peu d’importance, malgré qu’il en ait acquis
une grande dans les auteurs qui, d’après cette considération, ont
admis l’ejtistence d’une corolle et d’un calice. Ce caractère, malgré
ses variations, ne doit pas être tout-à-fait négligé, surtout quand il
il coïncide avec d’autres d’une valeur plus réelle. Le nombre des
fleurs dont chaque épi se comipose peut moins encore constituer
seul un caractère générique, particulièrement lorsque la différence
n’cslP^oint très-grande, parce que souvent on trouve tous les in¬
termédiaires entre les plantes qu’on veut séparer. Il en est de même
des inégalités, plus ou moins régulières, qu’on remarque sur
l’akène : ainsi, par exemple, le genre echinoljtrum àeM.Dexaxm,
qui n’offre d’autre caractère que d’avoir l’akène parsemé de tu¬
bercules, doit être réuni au genre dichostylis. Enfin le port, d'après
l’assentiment de tous les botanistes , ne peut seul servir de base à
rétablissement d’un genre ; cependant, dans plus d’un cas , on en a
fondé d’après cette seule considération , comme je le ferai remar¬
quer dans l’exposé des caractères génériques, que je vais mainte¬
nant essayer de tracer.
( 21 )
GENERUM DISTRIBÜTIO METHODIGA.
I. CARICEÆ.
II. SCLERIÆ.
m. GHRYSITRICEÆ.
IV. KOBRESIÆ.
V. CYPEREÆ.
Flores diclines : fœmina perianthio monophjllo omnino
inclusa. ,
CSligniata duo : vignea.
(Stigmala tria : carex, uncinia.
Flores diclines : fœmina perianthio polj'phjllo Tel tantum
basim fructûs cingente instrncta.
Diplacrum, scleria. '
Flores diclines ; fœmina perianthio destituta ) spica an.-
drogyna, è caule infra apicem erumpens.
Chrjsitrix, chorizandra , chondrachne, lepjronia.
Flores diclines : fœmina perianthio destituta, inflorescentia
terminalis.
Kohresia, elyna , catagyna. cen. obsc. Opetiola , diaphora.
Flores hermaphroditi : gamophylla distichè seu trifariàm
imbricata,
I Perianthium nullum , vel paleaceum.
'Sligmata duo : spermodon , zosterospermon , py-
I creus, killingia , melancranis.
Stigmala tria : hypœlytrum , mapania, remirea , cj-
perus , • mariscus, papyrus, abildgaardia , trasi ,
elynanthus, arthrostylis , schœnus , schœnopsis ,
hypolepis , lampocarya.
Stigmata quatuor : gahnia , cladium , caustis, te-
traria. cen. obsc. Erandra.
Perianthium setosum,
i Stigmata duo : nomochloa , dulichium , rhynchos-
pora.
Stigmala tria : carpha, chælospora, machærina.
TI. SCIRPEÆ.
( 22 )
Flores hermaphroditi : gamophjlla undiqaè iintricala.
Perianthium nullutn.
(Stigmata duo : fiinbristylis, dichostylis, dichromena.
I^Stigmata tria : trichelostylis , isolepis.
Perianthium setosum.
{ Sligmata duo : beleocharis, heleophylax.
Stigniata tria : limnochloa, scirpus7 trichophorum ,
eriophorum ) Tiymenocliæta.
Perianthium memhranaceum.
fStigmata duo ; beera, diplasia.
^Sligmata tria : fuirena^lepidosperma, oreobolus.
GENERÜM ADÜMBRATIO.
1 . CARIGEÆ. Flores dîclines : fœmina perianthio moaophyllo
OTunino inclosa.
a. Sligmata duo.
GEN. I. FIGNEA.
A nomine D. Vigne operis Schtiir in carices interpretis.
Fignea], Beauv. ined. caricis sp. Lin.
HAB. Calami nunc subaphylli, foliis radicalibus ; nunc foliosi ;
-spicæ modo soliiariae, «implices vel compositæ, modo multipliées.
CHAii. Spica seu spiculæ androgynæ seu unisexuales , raro dioicæ.
Gamop^l. undiquè imbricata , sæpiùs omnia fertilia. Masc. nunc
superiores , nunc inferiores, stamina 5. Fœm. perianth. monophyl-
lum , utriculiforme , apice truncatum, emarginatum aut bidenta-
lum : ahenium uno latere convexum , altero complanatum.
Stigmata tria.
GE». II. CAREX.
Carere, P. Theis ; quèd spicæ inferiores masculis carent.
Caricis sp. Lin.
,HAB. et CHAR. Generis præcedentis ; stigmata tria, aken. 3-gonnm,
( 25 )
GEN. in. ÜNCINIA.
Ab unco hypogynOi
Uncinia , Pers. R. Brown.
HAB. Calami enodes , subaphylli j spica simplex , i-bracteata ,
androgyna floribus masculis superioribus.
CHAR. Gamophjl. undiquè imbricaia, ferè omnia fertilia. Masc.
stam. 3. Fœm. perianth. monopbyllum, uiriculiforme, subemar-
ginatum aut truncatum; intùs arista bypogyna, uncinata, pistillo
longior : aken. 3-gonura.
OBS. Une espèce, de Madagascar, communiquée àM. DeBauvois
par M. De Jussieu, a les fleurs en tête , les mâles au centre.
Il, SCLERIÆ. Flores diclines ; fœmina periantbio polypbyllo
vel lantùm basim fruciûs cingente instructa.
GEH. IV. DIPLACRÜM. ^
A« 7 fXoy, duplex,;;*JC|Cio)', cüspis; ob perianthii siruciuram.
Diplacrum, R. Brown.
HAB. Calami foliosi, fasciculi androgyni, glomerati, axillares et
terminales.
CHAR. Perianth. 2-paleaGeum, paleis valdè parallèle insertis, basi
subcoali lis , subæqualibus , concavis , apice acuminatis , persis-
teniibus : aken. sphæricum, periantbio conniventi tectum.
GEN. V. SCLERIJ.
SxAwpoV , durus ; ob akenii duritiem.
ScleriOj Bergius , Sw., etc. Scirpi, schœni, sp. Lin.
HAB. Calami plerumquè ramosi, foliosi ; paniculee subcorymbosæ.
CHAR. Spiculæ multiflorœ , androgynæ , vel unisexuales. Gamo-
phyl. undiquè imbricata, inferiora vacua. Masc. stam. 5. Fcem. ferè
unica feriilis in spiculis , aliis sterilibus. Perianth. minintum ,
scutelliforme , cartilagineum , basim fructus strictè involvens. StyL
prismaticus. Aken. osseum , coloratum, nitidum, nunc læve, nunc
( M )
>reiîculatutn , basi styli persistenie sæpe mucronatum. Corculum in
vaginulâ pericarpii perianthio immissa nidulans.
DBS. Le, réceptacle prend souTent la forme d’une petite cupule
concave.
iii. CHRYTRICEÆ. Flores diciines : fœmina perianthio desii-
tuta; spica androgyna, è caule infra apicém erunipens.
GEN. VI. CHRYSITRIX,
Xpvtroç, aurum ; flpif, pilus j ob paleas angustas veluti comam
auream efïicientes.
Chijsitrix, Lin. fil., Juss., etc.
HAB. Galamus compressus , anceps, spica è caule infra apicem
erumpens , sessilis , infra bracteâ coriaceâ stipata.
CHAR. Spiculte multifloræ, undiquè imbricatæ, omnino tectæ
bracteis coriaceis. Gamophjl. distichè fasciculata, sub singulis
siamen i , antheræ oblongœ. Fœm. in centre unica (vel duplex.
Juss. ). Stigm. 5 ( 1 ex Lin., 5 ex Koenig).
OBS. Peut-être devra-t-on réunir dans ce genre les trois suivans,
quoique difféi’ens par le port : les caractères ne paraissant pas suffi-
sans pour les séparer, si le nombre des stigmates, qui doit être vé¬
rifié , ne les distingue pas.
GEN. vu. CHORIZANDRA.
Xoùpi^cà , separo ; «wpflos masculus.
Chorizandra R. Brown.
HAB. Calami simplicissimî, leretes ,.farcti, septis transversis inte-
rioribus articulati, basi foliosi , supra nu4i ; folia è basi intùs cana-
lieulata, supra teretia ; capitulum è caule infra apicem erumpens ,
sessile, è spiculis nümerosis aggregatis.
CHAR. Spiculæ multifloræ, basi bracteatæ, bracteâ membranaceâ
(nudæ ex R. Brown.). Gamophjl. distichè fasciculata, sub sin-
( ^5 )
gulis stamen unicum. Pistil, unicum in centre fasciculi. StyL
bifldus.
OBs. Voyez-Tobservation du genre pre'cédent.
GEN. vin. CHONDRJCHNE.
XoVd'poi, cartilago ; , gluraa.
Chondrachne, R. Brown.
HAB. Ghorizandræ ; spica è caule infra apicem erumpens.
CHAR. Chorizandræ ; spiculæ omnino leciæ bracteis arctè im-
bricatis, cartilagineis.
OBS. Voyez l’observation du clujsitrix. Le chondrachne ne dif¬
fère guère du chorizandra que par le port et les écailles qui enve¬
loppent les épiets.
GEN. IX. LEPYRONIA.
, palea j ob paleas multas sub singulis squamis.
■Lepyronia , Rich. in Pers.
HAB. Præcedentis.
CHAR. Ex Pers ; spiculæ squamis cartilagineis, orbiculatis ;
semen. involucellum i6-paleaceuDi ; stam. 4-6. •
OBS. Je n’ai pu m’assurer, dans l’échantillon soumis à mon.
observation , si les étamines ne sont pas placées séparément sous
chaque écaille, comme dans le chondrachej mais le lejrfronia
ressemble tellement à ce dernier, que je crois, non-seulement
qu’ils forment le même genre, mais même qu’ils appartiennent à
la même plante. Dans ce cas, ce dernier nom étant le plus ancien,
devra être conservé.
IV. KORRESIÆ. Flores diclines ; foemina perianthio destitutaj
inflorescemia terminalis.
GEN.^ X. ÉLYNA.
, involvo : gamophyllum fœminæ masculum arctè involvit.
.4
(, 6 )
Eljna, Schrad», Gaud. (Charact. reform.) sp. Wild.
Caricis sp. Lin.
HAB. Calami simplîces , enodes, basi tantùm foliosi. Spica uniea ,
terminalis.
CHAR. Spiculæ basi bracieatæ, 2-floræ , altero flore fœmineo ,
aliero masculo. Masc. Stam 5. gamophyllo angustiore fulcita.
Eœm. gamophyllum fructum et florem masculum involvens. Aken.
5-gonum, niidum.
OBs. L’e'piet biflore de ce genre offre l’aspect d’une fleur herma¬
phrodite -, mais les étamines ne sont point insérées sons le pistil ;
elles sont portées par un gamopbylle plus étroit que celui de la
fleur femelle, auquel il n’est point parfaitement opposé.
GEN. XI. KOBRESIA.
Ex nomine Kobres , botanophili Augustæ Vindelîcorum.
Kobresice sp. Wild. Cariris sp. Lin.
HAB. Calaini simplices, enodes, basi tantùm foliosi : spica com-
posita.
CHAR. Spiculæ i-floræ, basi bracteatæ, unisexuales. Masc. supe-
riores. Stam. 3. Foem. inferiores; gamophyllum fructum sirictè
involvens. ^^en. 3-gonum, nudum.
OBS. Le kobresia cjperina, Wild ( carex hermaphrodita^ Jacq. ),
paraît devoir être rapporté au genre cyperus.
GEN. XII. CATAGYNA.
KoLTot, sub ; fœmina.
Catdgyna, Beauv. ined.
HAB. Calami nodosi, foliosi; panicula ramosa , subcorymbosa.
CHAR. Spiculæ multiflpræ. Gamophyl. trifariàm imbricata. Masc.
2-4 superiores. Foem. unicùs inferior, reliquis. abortivis. Aken.
nudum.
OBS. Ce genre est formé d’une espèce communiquée parM. Pu-
petit-Tliouars à M. De Beauvois. '
X 27 )
GEN. OBS.
GEN. xin. OPETIOLA.
Opetiola, Gærin.
' hab. Pedunculi corymbosi, ochreaii ; spiculæ terminales.
CHAR. Dioica. Masc... Fœm. Gamophjl. . . Perianth. o. Styl. ..
- . Aken, globosum , cicatriculâ obsoletâ in vertice notatum.
GEN. XIV. DIAPHORA.
Aici(pipct>, discrepo ; ob numerum siaminum à plantis hujusce
femiliæ discrepantem.
Ddaphora, Lour.
HAB. Galami 5-quetri , foliosi, erecti ; panicula composita.
CHAR. Spiculæ androgynæ; tegmen triglume, glumâ intimâ
arisiatâ; paleæ duæ glumis longiores. Masc. superiores, stamina lo
inæqualia j fîlarnenta subnulla, receptaculo consito squamis
multis insisientia, Fœm. Stylus nullus. Stigmala 3 , filiformia,
longa. Aken. . . ( Char, ex Lour. )
V, CYPEREÆ. Flores hermapbroditi : gamophylla distichè seu
trifariàm imbricata.
A. PERIANTHIUM NÜLLUM TEL PALEAGEUM.
«. Stigmata duo.
GEN. jv. SPERMODON.
’^'TtipfJLO., semen ; ocTowV , dens.
Spermodon , Beauv. ined. Schœni Sp. Rottb. Vahl, etc.
HAB. Galami nodosi ; panicula composita ; spiculæ paucifloræ,
lineares , axi flexuoso racheomorpho.
CHAR. Garnophyl. inferiora plurima vacua. Stam. 3. Styl. filiformis,
basi bulbosus. Aken. rotundo-complanatum, transversè plicato-
< -6 )
rugosum, apice emarginaio-dentauiin , basi siyli inter demes insi-
dentis mucronatum et quasi tridenlatum.
DBS. Ce genre a de l'’iiffiniié avec le schœnus et le rhjnchospora :
il diffère du premier par la base tuberculeuse de son style, par le
nombre des stigmates et les dents de Takène j du second, par son
axe flexueux et l’absence de soies.
GEK. XVI. ZOSTEROSPERMON. ,
ZûtfTJtp , cinctura ; 'T'Tti^jJLOL, semen.
Zostevospermon , Beauv. ined.
HAB. Calami ramosi, tenues, filiformes , nodosi, foliosi ; panicula
composita ; spiculæ jtaucifloræ.
CHAR, Gamophjl. trifariàm imbricata, fforibus superioribus abor-
tiyis J inferioribus tantùm fertilibus. Stam. 3. Aken. compla-
natum, mammosum, basi styli coriaceâ, persistente, in laiere
sulcatâ^ cinctum.
GEK. xvir. PFCiîÆ’^ZS'. •
Anagramma cyperi.
Pjcreus , Beauv. ined. Cyperi sp. Lin.
HAB. Calami simplices, enodes , aphylli, vel nodosi, foliosi ,* co--
rymbus terminalis , simplex , vel sæpiùs compositus , pedunculis
plus minùs elongatis, ochreatis j spiculæ multifloræ,
CHAR. Gamophjl. distichè imbricata , plui’ima fertilia. Stam. 3,
Stylus fîliformis. Aken. nudum.
GBS, Ce genre ne diffère du cjperus que par le nombre des •
stigmates.
GEN. xvm. KILLINGIA.
A nomine Killing , dani boianophili.
Killingia, Lin. f. AtV/wg-a, Rottb. Vahl. Et thrÿocephalum ,Forst.
(29 )
HAB. Calami simplices, foliosi j capiuilum lerminaîe , solilarîutn,
seu capitula plura ag^egala , involucro folioso cincia.
CHAR. Spiculæ 4-fl9i’ae arclè et undiquè imbricatæ. Gamophjl.
dislicha, 2 exterioribus minoribus , vacuis (calix auct.), 2 interio-
ribus subæqualibus ( cor. auct. ) , includentibus i florera herma-
phroditum et quandoquè i masculum vel neutrum, gamopbyllo
minore instructum.
OBS. Le genre thrjocephalum e&i réuni au hillingia , et proba¬
blement on doit y réunir aussi le melancranis.
GEN. XIX. MELANCRANIS.
Nigrum semen ferens significans. C.B. Hoc nqmine Théophraste»
heleocharidem palusirem désignât.
Melancranis , Vahl.
HAB. Calami rigidi , enodes, basi tantum foliosi ; capimlum
terminale.
CHAR. Bracteœ undiquè imbricatæ, sub singuHs spicula multi-
flora. Calix bivalvis, valvæ corollinis breviores et angustiores.
Corolla i-glumis. ( Char, ex Vahl. )
OBS. Voyez l’observation du genre précédent.
/S. Stigmata tria.
GEN. XX. HYPOELYTRÜM.
''T'TTo , subtùs ; eÀVTfov , involucrum.
Hjpœlytrum , Rich. in Pers. H/pœljplum , Vahl, qui in herb.
richardiano nomen haud rectè transcripsil. ’
HAB. Killingiæ.
CHAR. Spiculæ undiquè imbricatæ, 5-4-floræ. Gamophyl. extima
vacua, florem, hermaphroditum unicum indudemia, Stjl. fîliformis,
nudum.
( îo )
OBs. II me semble que le killingia et Vhjpdeljtrum sont mieux
séparés par le nombre des stigmates que par celui des gamophylles
avortés, qui est trop peu important pour constituer un caractère
générique. Par la même raison, je pense que le mapania et le
lemirea pourraient être réunis à l’hjpœljtmm.
GEN. XXI. MAPANIA.
Nomen indicum.
Mapania, Aubb Wild.
HAB. Calami basi vaginati, vel foliosi j capitnium terminale ; în-
volucrum magnum, 5-phyilum.
CHAR. Spiculæ 6-floræ (involucellum 6-glume) flore unico fer-
tili. Stam. 5. Stigm. 5.
OBS. Voyez l’observation du genre précédent.
GEN. XXII. REMIREA.
Nomen indicum.
Remirea , Aubl. Miegia, Scbreb. Wild.
HAB. Calami nodosi, densè foliosi; i-3 capitula ter minalia ; invo-
lucrum foliacéum, polyphyllum.
CHAR. 8picu]æ 4-3-floræ. Gamophjl. exte:fiora vacua, nervosa , '
inæqualia , supremum, floriferum dissimile. Stam. 3. Stigm. 3. Aken.
gamophyllo inclusum.
OBS. Voyez ^observation du genre hjpœljtrum.
GEN. xxni. CYPERUS.
Kv'Xeipoç, vas; ob radicis dispositionem aliquarum speciernm.
C.B. , ^ . ■ -i - , ■ ■ -
Cpperi sp. Lin.', etc. ' ' ‘ -
HAB. Calami simplices, aphylli, vel foliosi; corymbuS termihalis
( 3x )
simplex vel sæpiùs compôsitus, pedunculis plus minùsve elon-
galis , ochreîiiis ; spieulæ rnuhifloræ.
CHAK. Gamophjl. distichè imbricata , pluiima ferlilia. Slam. 5.
Aken. U’igonum , nudum.
GEN. XXIV. MARISCUS.
"Verbum cellicum paludem designans. Theis;
Mariscus, Hall. Vahl. KilUngiœ, cjperi sp. Rotlb. Lam. Vahl;
Schœni sp. Lin. Jacq. Sw. , etc. Koll-pullu, Hort. mal. Adupla,
Bosc. .
HAB. Calanii simplices, enodes , apTiylli ; corymbus teripinalis ,
pedunculis plus minùsve elongatis, ochreatis ; spieulæ multifloi’æ.
CHAR. Gamophjl. distichè seu trifariàm imbricata , duobus tantùm
vacuis ; flores racheos utrinquè membranaceo-alatæ cavitate semi-
iramersi., Stam. 5. Aken. nudum.
GEN. XXV. PAPYRUS.
ïla.'TCu^oç, Diosc. Theophr. origine obscurâ.
Papyrus , C. Bauhin. Bruce. Cjp. sp. Lin., etc.
HAB. Calami .simplices, enodes, basi tantùm foliosi ; çorymbus
composiius, pedunculis primariis subumbellatis, ochreatis, secun-
dariis brevissimis j*spiculæ dislicbæ , rnuhifloræ.
CHAR. Gamophyl. distichè imbricata, inferioribus s&cms.Perianih.
2 ,-paleaceum, paleis racheos singulis lateribus insertis. Stam. 5.
Stjl. filiformis. Aken. nudum.
OBS. Les deux paillettes du périanthe ne sont point opposées au
gamophylle, mais placées de chaque côté entre le rachis et lui,
comme si on avait incisé jusqu’à la base les bords membraneux du
rachis du mariscus. Cette position remarquable empêche de les.
confondre avec dés gamophylles avortés.
( 3 ^ )
GEN. XXVI. ABILDGAAB.DIA.
Ex nomine Abildgaard , Dani , hippiatriæ professoris.,
Abildgaardia , Vahl. R. Brown. Cyperi sp. Lin., etc.
HAB. Calami simplices, enodes, basi foliosij spica terminab's
abracièata.
CHAR, Gamophyl. disticbè seu irifariàm imbricata , omnia fertilia.
Stam, 5. Stjl, basi bulbosus. A ken, basi persistenie slyli coro-
natum.
GEW, XXVII. TRASI.
Hoc nomine cyperum esculentum désignât Mathiol.
Trasi , Beauv. ined,
HAB. Calami dtiri, nodosi, foliosi, foliis complanatis, ensifor-
mibus ; panicula coraposita , pedunculis in axillâ bracteæ spiculam
involventis insidentibus ; spiculæ aggregato-capitatæ, complanatæ,-
muliifloræ , bracteâ tectæ.
CHAR, Gamophjl. trifariàm imbricata, inferioribns vacuis. Stam. 3. ^
Aken. basi slyli 3-gona usquè ad basim decurrente quasi 3>alalum.
GEN. xxviii. ELYNANTHÜS.
’HAwa», involvo ; kvBoç , flos , quôd tegumenium proprium florem
involvif.
Eljnanthus , Beauv. ined,
HAB. Præcedentis,
CHAR. Gamophjl. subdislicliè imbricata , inferioribus vacuis.
Perianth. 2 -paleaceum , paleis naviculàribus, compressis, Stam. 3.
Stjl. basi bulbosus. Aken. basi persistenie styli coronatum.
OBS.' Ce genre ressemble beaucoup au précédent par- son port.
Si l’on regarde les gamophylles comme les analogues des bractées
qui accompagnent les épiets dans le genre précédent, et la fleur
2 -paléacée comme un épiei composé de deux fleurs dont l’une est
( 35 )
avoriee, on aura une siruciure analogue dans ces deux genres,
mais ils seront toujours fort distincts.
GEN. XXIX. JRTHROSTYLIS.
J^pBpov, articulas; OTiiAo?, Stylus.
Arthrostjlis, R. Brown.
HAB. Calami enodes, basi vaginati ^ supra nudi ; capitulum ter¬
minale , simplex, turbinatum, involucro 3-4-pbylIo , subulato
longius.
CHAR. Gamophyl. inferiora vacua^ supremum tantum fertile ; Styl.
5-gonus , cumovario articulatus, deciduus. Jken. nudum. (Char,
ex R. Brown. )
OBS. Ce genre diflFère de Vg.bildgaardia par les épiets i-flores ,
son akène nu et son port : il ne diffère du cladium de R. Brown
{ Schœnopsis J Nob. ) que par le style articulé et leiport.
GEN. XXX. HYPOLEPIS.
^ YVo , subtùs ; 'hi'Tdç, squama.
Hjpolepisj BeauT. ined. Gramen cjperoides, Pluck. , tom. iv,
page 4i6^ fig. 1 ?
HAB. Calami simplices, enodes, aphylli : spica terminalis.
CHAR. SpicuJæ multifloræ, magna bracteâ {gamophjllum, Beauv.)
cinciæ , floribus sessilibus. Gamophyl. {tegmen, Beauv. ) omnia fer-
lilia. Stam- 3. Styl. brevis, basi tenuissimus , deciduus. Aken.
truncatum , nudum.
OBS. Ce genre est formé d’une plante communiquée à M. De Beau-
vois par M. De Jussieu. Très-probablement il sera réuni au pré¬
cédent.
GEN. XXXI. SCHOENUS.
'Y.Koivoç, funis.
Schœnus, R. Brown. Schœni sp. Lin.
5
( 34 )
HAB. Calami simplices , enodes, apbylli ; spiculæ fasciculalæ, ter¬
minales , multifloræ , basi bracieaiæ.
CHAR. Gamophjl. distichaj extima ( 3 6 ) minora, congesia, vacua ;
florifera, inrachi flexnosâ inserta , alterna. Stam. 3. Ahen. nudum.
OBs. Les espèces de schœnus, Lin., qui ont trois stigmates , un
rachisflexueux , et qui sont dépourvues de soies, sont seules com¬
prises dans ce genre.
xxxii. SCHOENOPSIS.
Xxoï'voç , schœnus ; ■\'iv , ipse , similis.
Cladii sp. R. Brown.
HAB. Calami foliosi vel vaginati ; inflorescenlia varia ; vel pani-
culata , vel spicata , spiculis sæpiùs d'ggregatis.
CHAR, Gamophjl. extima vacua , florifera i-3. Stam. 3. Stjî.
deciduus , cutn ovario inartieulatus. Aken. nudum. Nuclei0
lævis.
GEN. xxxni. LAMPOCARYA.
AcLp.'Ttco , luceo ; mpva ., nux.
Lampocarya, R. Brown. Gahniœ sp. Forst. Labii. R. Brown.
HAB. Calami erecti, duri, nodosi , foliosi ; panicula coraposita ,
foliosa ; spiculæ ovatæ , multifloræ.
CHAR. Gamophyl. inferiora vacua. Stamen 4 ( nunc 3-6 ), fila-
meniis persisteniibus, elongatis. Styl. filiformis. Aken. osseum, ni-
tens , basi persistente styli cuspidatum ,• putamine supra incrassato.
lævis quandoquè transverslm lineatus , et exlùs sinuatus.
oBS. Ce genre est séparé du Gahnia par M. R, Brown , par le
caractère de l’amande ou endosperme lisse ; il me semble plus
avantageux de les séparer par le nombre des stigmates, en rap¬
portant au lampocarya le gahnia melanocarpa.
(35)
• y. Stigmata quatuor.
XXXIV. GAHNIA.
Ex noniine D. Gahn , sueci botanophili.
Gahnia, Forst. Labil. R. Brown.
HAB. Galami erecti, nodosi, foliosi, duri ; panicula composita ;
spiculæ multifloræ, ovalæ , quandoquè acutæ.
CHAR. GamophjL inferiora vacua, supremum lantùm fertile.
Stam. 6, filamentis persistentibus , elongaiis. Stigm. 4 ( Stylus,
3-fîdus ; stigma 2 -fida ; undè stigmata 6, ex R. Brown ). Aken.
nitens ad basim obscure 4-gonum , basi persistente styli mucrona-
tum. Nucléus transversim incisus.
XXXV. CLADIUM.
KKolS'oç , ramnlus ; ob divisionem paniculæ ?
Cladium, Brown. Jam. Cladii sp. R. Brown. Schceni sp.
Lin., etc.
HAB. Galami dui’i, nodosi, foliosi, foliis margine asperis ; co-
Tymbi composiii , axillares.
CHAR. Spiculæ paucifloræ. GamophjL trifariàm imbricata, infe¬
riora vacua. Stam. 5. Aken. nitens, acuminatum, nudum ; peri-
càrpium facilè fatiscens, apice suberosum ; endocarpium osseum.
OBs. Ge genre est composé du schœnus mariscus , et d’une autre
espèce de la Jamaïque , qui est peut-être la même , et qui, d’après
les descriptions des auteurs , aurait trois stigmates.
GEN. XXXVI. CAUSTIS.
Kavçrôç , crematus ; ob foliorum vaginas sphacelatas.
GflWAfw, R. Brown.
•HAB. Galami subsimplices, teretes, aphylli, vaginis integris, sphace-
(36)
lads, hinc in mucronem subulatum concolorem producds ; sgiculæ
multîfloræ , paniculatae , parvæ.
CHAR. Gamophjl. irifariàm imbricata , plurima vacua. Stam 3-5.
Styl. basi dilatalâ. Stigm. 4 ( et 3 ). Aken. ventricosom , ovatum ,
album , opaciim , basi bulbosâ, persisienie siyli coronatum.
( Char, ex R. Brown. )
GEN. xxxTii. TETRARIA.
TerpoL, quatuor.
' Tetraria Beaur. Mém. de Tlnst.
HAB. Calami simplices , enodes , aphylli ; panicula composita ; '
spiculæ subsessiles, multifloræ.
CHAR. Gamophjl. trifariàm imbricata , flore supremo lantùm ber-
maphrodito , nonnullis sequeniibus masculis , reliquis aborlis.
Stam. 8 , inierdùm 4 in floribus masculis. Stjl. brevis , basi tu-
herculatus, tubercule magiio, operculiformi , 4-gono , cum ovario
ariiculato. Stigm. 4 stylo longiora. Aken. subspbæricum 4 angulis
rotundatis, proeminentibus insigniter notatum, basi persisteute
styli coronatum.
OBS. Cette plante, communiquée à M. De Beauvois pas M. Du
Petit-Thouars, paraît être la même que le schœnus compar de
Roiiboëll.
GEN. OBS.
GEN. XXXVIII. EVANDRA.
Eu , valdè, multùm ; dnip, masculus.
Evandra , R. Brown.
HAB. Calami foliosi vel nudi j spiculæ paniculalæ, axillares ler-
minalesque , vel geminæ aui solitariæ , axillares.
CHAR. Gamophjl. imbricata , plurima vacua , ferè unicum flori-
ferum. Stam. i 2 ( vel plura ). StjL... Stigm.... Aken. cy-
lindraceum , crustaceum j nucleo lævi.
( ^7 )
OBS. ( Char, ex R. Brown ). Cet auteur pense qu’il y a de l’ana¬
logie entre ce genre et le chijsitrix.
B. PERIAHTHIÜM SETOSUM.
et, Sligmata duo,
GEN. XXXIX. NOMOCHLOA.
NojttoV, palus; , gramen.
Nomochloa J Beauv. ined. Schœni sp, Vahl. , etc. Carphœ sp,
R, Brown.
HAB. Calami nodosi, foliosi ; spica terminalis, 2-bracteala, vel
panicufa coarclata ; spiculæ multifloræ.
CHAR. Gamophjl. trifariàra imbricata , inferioribus vacuis. Peri-
anth. setæ 5-6 , coriaceæ , retrorsùm scabræ seu basi ciliaiæ, stylo
breviores. Stam. 5. Stjl. subulatus. Aken. nudum , acuminatum.
OBS. M. De Beauvois a formé ce genre du schœnus compressas L.
Je pense qu’on doit y comprendre les espèces de carpha de
R. Brown qui ont deux stigmates : elles ne sont pas vraiment
congénères du carpha d’après l’opinion même de ce célèbre bo¬
taniste.
GEN. XL. DVLICHIÜM.
DuUchium, Rich. in Pers. {eipleuranthus). Schœnisp.lAn. , etc.
Cjperi sp. Lin. edit. i.
HAB. Calami ramosi , foliosi ; racemi axillares, pedunculati ;
spiculæ disticbæ , multifloræ.
CHAR. Gamophjl. distichè imbricata, inferioribus vacuis. Pe-
rianih. setæ 8 , coriaceæ, retrorsùm denticulatæ, ferè longitudine
styli. Aken. nudum.
GEN. xLï. RHYNCHOSPORA,
Vuyxoç, rostrum f CTtopa', semen.
( 38 )
Rhynchospora , Vahl. Schœni sp. Lin.'
HAB. Calami ramosi, nodosi, foliosi ; racemi subsiraplices, axil-
lai’es ; spiculæ subsessiles, capitato-conferlæ , mulliflorse.
CHAR. Gamophjl. trifariàtn imbz’icata , inferioribns vacuis. Pe~
rianth. seiæ 6 , coriaceæ , retrorsùm denticulatæ. Stam. 2 3. Aken.
basi siyli persistente coriaceâ, magna, acuminatâ , coronatuin.
jS, Stigmata tria.
GEN. XLii. CARPHA.
Kdp(po(y , palea ; ob siccîtaiem calamorum.
Carphæ sp. K. Bro'wn.
HAB. Calami vel foliosi, vel aphylli, tantùm ad basim foliosi ;
corymbus racemosus vel fasciculatus, terminalis.
CHAR. Gamophyl. inferiora vacua , uriicum floriferum. Perianth.
■setæ 5-6 , gamopbylla æquantes , plumosæ. Stjl. subulatus , inarli-
.jculatus. Aken. 3-quetrum , basi persistente styli cuspidatam.
GEN. xLiii. CHÆTOSPORA.
XaiT», sëta ; o-'Ttopei , semen.
Chœtospora, R. Brown , Schœni sp. Ijin., etc.
HAB. Schôeni.
CHAR. Gamophyl. extima vacua ^ pauca florifera.setæ
plumosæ aut villosæ. Styl. deciduus.
OBS. Ce genre, établi par M. R. Brown, diffère du schœnus^sœ
la présence des soies , du carpha par la longueur des soies et
son style caduc : peut-être devra-t-on séparer les espèces qui n’ont
point l’axe flexueux , etc.
xLiv. MACHÆRINA.
, machaira ( ob folia ensîformîa. )
Machœrina, Ricb. herb., exquo traxit Vahl. Schœni sp. Sw.
0 AB. Calami ramosi, duri , foliosi; folia radicalia ensiformia ;
( 39 )
panicula composita , pedunculis ex axillâ bracleæ spiculam invol-
ventis egredienlibus'; spiculaè alternæ , solilariæ aul geminæ ,
muliifloræ.
CHAR. GamophjL disiichè imbricala, inferiora vacua. Perianth.
seiæ 3, minimæ. Stam. 5. Aken. basi styli persisienie, 3-gonâ, us-
que ad basim decurrenie '3-aIatutn.
OBS. Ce genre a Je port et le fruit du trasi j il n’en différa
que par ses soies. V
■VI. SCIRPEÆ. Flores hermaphrodiii : gamophylla undiquè im¬
bricala.
A. PERIANTHIHM HXJLLUM.
a. Stigmata duo.
GEH. XLV. FIMBEISTYLIS.
Ob stylum fimbriatum.
Fimbristyles , Rich. herb. ex quo deprorasil Vahl.
HAB. Galami simplices, enodes , basi foliosi vel vaginati ; folia
angusiata , sæpè canaliculata, marginibusque deniiculatis ; spicae
solitariæ vel corymbosæ , bracteis nunc structurâ foliorum, nunc
scariosis.
CHAR. Gamophjl. vix ulla sterilia. Stjl. compressus , cum ovario
articulatus, deciduus, sæpiùs cilialus basique bulbosus. Aken.
nudum.
GEN. XLVI. DICHOSTYLIS.
Ai%cùç / du pliciier ; arÛKoç Stylus.
Diehostylis y Beauv. ined. Isolepidis sp. R. Brown. Sq^rpi sp.
Lin. Vahl. , etc. Echinoljtrum, Desv.
HAB. Calami simplices, enodes , ad basim foliosi ; spica vel co-
rymbus simplex aul çompositus, terminalis vel lateralisj spiculæ
multifloræ.
( 4o )
CHAR. Gamophyl. ferè omnia ferlilia Stjl. deciduus.
DBS. Ce genre ne diffère de l'isolepis que par le nombre des
stigmates.
GEN. xEvii. DICHROMENA.
A/ç , duo ; XpSfA.a. , color.
Dichromena, Rich. in Pers. Vahl., etc. Schœni sp. Lam.
Sw. Scirpi sp. Lin. Vahl.
HAB. Calami simplices, enodes, aphylli, vel raroramosi, nodosi,
foliosi; spiculæ subcapitatæ vel corymbosæ , corymbo terminali,
vel terminali axillarique, bracieis sæpiùs ad basim discoloribus in-
volucrato.
CHAR. Styl, basi coriaceus, tuberculosus. Aken transversè rugoso-
jStriatum, basi persisienie styli coronatnm.
|S. Sügmata tria.
GEN. xLvii. TRICHELOSTYLIS.
, trifîdus j arvXoç , siylus.
Fimbristjlis sp. R. Brown.
HAB. et CHAR. Ut in fîmbristyli, sed stigmata tria. Aken. 3-gonum.
OBs. J’ai cru devoir diviser le genre fimbristjlis comme M. De
Beauvois a divisé le genre isolepis, d’après le nombre des Stig¬
mates.
GEN. XEIX. ISOLEPIS.
’lcroç, æqualis ; Aê-tT/V , squama.
Isolepis R. Brown. Scirpi sp. Lin.
HAB. Salami simplices , enodes, basi tantum foliosî, vel nodosi,
folipsi ; spicæ terminales , solitariæ vel corymbosæ , aut latérales ,
aggregatæ, raro solitariæ.
CHAR. Gamophyl. £erè omnia fertilia. Stam. sæpiùs 5. Styl. de-
(4i )
ciduus. Aken. 3-quetrum, quandoquè cordatum, apice lubercu-
losum.
OBS. Ce genre ne diffère du scirpiis que par l’absence du pé-
rianthe.
B. Pemamthium setosum.
a. Stigmata duo.
GEiT. E. HELEOCHARIS.
''EKoç , palus ; > gratia, lepor.
Eleocharis, R. Brown.
HAB. Galami simplices, apbjlli, basi vaginaii j spica simplex , ter-
minalis, a-bracteata, multiüora.
CHAR. Gamophyl. ferè omnia fertilia. Perianth. setæ 4-6 » pistillo
œquales, retrorsùm denticulatæ. Stjl. basi bulbosus , bulbo
vario. Aken. basi styli persistente cofonatum.
GEN. El. HELEOPHYLAX.
"^EKoç , palus ; tpuAaÇ, amicus.
Heleophylax, Beauv. îned, scirpi sp. Vahl. R. Brown.
HAB. Calami erecti, enodes , aphylli ; corymbus compositus , pe-
dunculis ochreatis.
CHAR. Ut in genere præcedenii. Aken. nudum vel tantùm basi
styli rémanente mucronatum.
oBS. Ce genre ne diffère du scirpus que par le nombre des stig¬
mates.
(S. Sligmata tria.
GEN. EU. LIMNOCHLOA.
lacus;
Limnochloa, Beauv. inecj. Eleocharidis sp. R. Brown.
6
(40
hab. et CHAR. Heleocharidis. Stigm. 3. Aken, 3-gonum.
GEN. LUI. SCIRPUS.
A verbo celiieo funem signifîcanie. D. Theis.
Scirpi sp. R. Brown. Lin. , etc.
HAB. Gaîami aiit simplices , enodes , aphylli ; aut nodosi, foliosî}
spica simplex , vel sæpiùs spiculæ corymbosæ, sessiles, basi 2-brac-
teatæ, muliifloræ.
CHAR. Gamophjl. ferè omnia fertilia. Perianth. setæ 3 6, coriaceæ,
retrorsùm deniiculatæ. Stjl. basi simplici. Aken, nudum aut mu-
eronatum.
GEN. LIT. TRICHOPHORUM.
®p/^ , piius ; (pépo) , fero.
Trichophorum , Rich. in Pers. Scirpi ap. Mich. Vabl.
Eriophori sp. Lin.
hab. Calami nodosi, foliosi ; spica unica ,ierminalis ; aut panicula
décor»posita , peduneulis propi'iis subumbellatis , ochreatis ; spi¬
culæ terminales, muliifloræ.
CHAR. Gamophjl. inferiora vacua. Perianth, seiæ 6 , lanugi-
nosæ, pistillo multb longiores. Stam, 3. üliformis, Aken.
nudum.
GEN. LV. ERIOPHORUM.
"Epm , lana ; (pépa , fero.
Eriophorum , Lin. , etc.
hab. Calami vel enodes, apbylli; vel nodosi, foliosi; spica simplex,
vel corymbus simplex , peduneulis inæqualibus, ochreatis ; spiculæ
ovatæ , terminales, multifloræ
CHAR. Gamophjl. membranacea , pellucida , inferiora vacua. Pe-
rianth, seiæ laiiuginosæ, numerosæ , longissimæ , basi in 6 fasci-
culis coadunatæ. Stam, 3. Stjl. filiformis, Aken. nudum.
(43 )
GEN. Lvi. HYMENOCHÆTJ.
, membrana ; , seia.
Hjmenochœta Beauv. ined.
HAB. Galami enodes, basi foliosî; coryinbus subsimplex, pe-
dunculis brevissimis ; spiculæ aggregalo-confertæ, multifloræ.
CHAR. Gamophjl. inferioi’a nonnulla vacua, Perianth. setæ sub
membranaceæ, longitudine pisiilli. Stam. 2 . Aken. nudum.
OBS. Ce genre diffère du précédent par son corymbe très-serré,
ses gamophylles non-transparentes , ses soies un peu membraneuses
Æt plus courtes -, il devrait peut-être lui être réuni.
G. Pertanthiüm membranaceum.
a. Stigmata duo.
GEN. Lvii. BEERA.
Nomen beeræ Kaidæ in Hort. maî.
Beera , Beauv. ined. Schœni sp. Vabl. Hfpælytri sp. FI. ow.
HAB. Galami nodosi, foliosi ; corymbi compositi, pedunculis
ochreatis : spiculæ multifloræ , basi 2 -bracteatæ.
ca&.R. Pej'ianth. 2 -paleaceum, paleis navicularibus, æqualibus.
Stam. 2 . Aken. bulbo coniinuo coronatum.
GEN. LVIII. DIPLASIA.
AiTCXàaioç , duplicatus j ob numerum palearum.
Diplasia j Rich. in Pers.
HAB. Galami ra.mosi, nodosi, foliosi ; corymbi decompositi , pe¬
dunculis inæqualibus ; spiculæ oblongæ , multifloræ.
CHAR.' Gamophjl, undiquè imbricata. Perianth. ? 4-paIeaceum,
(U)
paleis disiichis, 2 inierioribus. 7‘ Æen. subsiantiâ suberosâ,
coniinuâ coronatnm.
OBS. Ce genre et Je préce'dent ont le même port. On doit peut-
être prendre la fleur du diplasia pour un e'piet 4-flore avec une
seule fleur fertile ; alors il faudrait placer ces deux genres près des
hjpœljtnim.
/S. Stigmata tria.
GEN. LIX. FJJIRENA.
A nomine dani botanici Fuiren.
Fuirena , Rottb. Lin. f. R. Brown.
HAB. Calami simplices, erecti , arliculali , angulali, foliosi ; rar6
vaginaii ; spicuJæ corymbosæ, axillares et terminales.
CHAR. Perianth. 3-paleaceum, paleis unguiculatis , trinervibus,
ciim vel absque selis interjectis. Stam. 5. Aken. 3-quetrum , basi
siyli cuspidatum , periantbio tectum.
GEN. EX. LEPIDOSPERMA.
KiTtiç , squama j cr'Ttép/uLa, senlen.
Lepidosperma , Labil.
HAB. Calami sæpiùs ramosi, nodosi,foliosi; raro simplices, enodes,
basi tantùm foliosi; spica composita ; spiculæ multifloræ , trifariàm
inserlæ.
CHAR. Gamophyl. inferiora plurima vacua. Perianth. membrana-
ceum , breve, sexpartiium. Stam. 5. Aken. nudum.
GEN. LXi. OREOBOLÜS.
’'Opoç, mons ; , cæspes ; planta pusilla cæspites densos , con-
vexos, amplos in summis montibus elformans. R. Brown.
Oreoholus R. Brown.
HAB. Calami. infrà divisi, dense vesiili ; folia linearia, vaginantia ;
pedunculi axillares , uniflori.
. f 45 ) . •
CHAR. Gluniæ {gamophylla) s^^ùïSiCeæ ,àec\àaæ, inclùdenics flos-
culum unicum, cum squainâ inieriore unicâ vel nnll». Per/anfA.
6 -partiium, cariiJagineum , posi lapsutn nucis persistens., iSto/w. 5.
stjl. ), deciduus. Stigm. 'S. Wux {aken.) crustacea. (Char, ex
R. Brown.
III. PROPRIÉTÉS ET USAGES.
La famille des cypérace'es ne renferme qu’un petit nombre de
plantes usitées en médecine; quelques unes cependant ont mérité
ratteniion des praticiens à cause des principes médicamenteux
qu’elles contiennent dans leurs racines; celles du carex arenaria ,
connues généralement sous le nom de salsepareille A'Jllemagne,
ainsi que celles du carex hirla et disticha , qu’on mêle souvent
avec elles , contiennent un mucliage assez abondant, et ont été re¬
commandées comme adoucissantes, diaphoréliques , et diurétiques.
Elles sont , à ce qu’il parait , d’un usage générai en Allemagne,'
mais peu usitées en France. Les racines du cjperus longus, et
surtout celles du ^ contiennent, outre la paitie niucilagi-
neuse, un principe amer, aromatique, et un peu d’huile essen¬
tielle. On les emploie comme toniques, stimulantes , diaphoréliques,
et on les recommande particulièrement comme emménagogues. Les
tubercules que produisent les racines du cjperus esculentus contien¬
nent une fécule abondante ,, qui, jointe à une huile essentielle
particulière , en formé un aliment très-agréable et très-répandu
dans les contrées méridionales de la France, en Italie , en Espa¬
gne , etc. Ils contiennent de plus une huile fixe et un principe
mucilagineux , qui permettent d’en faire une émulsion adoucis¬
sante et rafraîchissante. Les Espagnols en fabriquent un orgeat,
qu’ils préfèrent à celui fait avec les amandes , ou au moins qu’ils
croient plus rafraîchissant.
• Les graines des cypéracées sont trop petites; elles contiennent la
fécule en proportion trop peu considérable; leur péricarpe est trop
( 46 )
dur pour qu’elles puissent servir à la nourriture de l’homme, et
même à celle des animaux. Les feuilles des plantes de celte famille
ne sont point succulentes comme celles des graminées; le plus
«ouveni elles sont dures, et contiennent peu de matière nutritive ;
aussi sont-elles négligées par les herbivores, et nuisent-elles en gé¬
néral à là bonté des prairies : mais, sous un autre point de vue,
elles peuvent être utiles à l’agriculture, en fixant les sables par leurs
racines (rhizomes) , qui s’entrelacent de mille manières. C’est
à cause de cet avantage qu’on plante soigneusement le carex are-
naria sur les digues de la Hollande, afin de leur donner plus de
solidité et de consistance. Les chalumeaux peuvent servir à fabri¬
quer des cordes., et étaient employés à cet usage dès la plus haute
antiquité , comme l’indique le nom àQschœnus, donné à plusieurs
plantes de celte famille (v’oy. gen. xxv) , et celui de scirpus, s’il
faut en croire M. Theïs {vôj. gen. xlvix). Ils n’ont plus aujour¬
d’hui dans nos contrées ce genre d’utilité ; mais l’industrie des nè¬
gres en tire encore parti en Afrique; et j’ai vu dans le cabinet de
M. De Beauvois une pelote de ficelle faite avec le beera, que ce
s^avant voyageur a rapportée du royaume d’Oware.
( 47 )
HIPPOCRATIS APHORISMl
{Edente db MERcr).
I.
Solvere apoplexiam, vehementem quidem, impossibile : debilem;
yero, non facile.
II.
Elleborus periculosus est sanas cafties habcntibus : convulsio-
nem enim inducit.
Suffiius aromalum muliebria ducit ; sæpiùs auiem et ad alla uti-
lius esset, nisi capitis gravitâtes induceret.
Mulieri sanguiflem evomenti, menstruis eruoipeniibus , soluiio
fit.